Histoires des patients
Stimulateur cardiaque (Willy Maurer, 51 ans)
Pas de sport? Impossible, sinon je m’empâte! Malgré une arythmie cardiaque, je peux à nouveau donner le meilleur de moi-même car je peux faire confiance à mon stimulateur cardiaque en cas d’urgence. Le savoir m’a grandement aidé pour mon record du monde d’ascension de marches. plus »
Les implants sauvent des vies
„Chris vit comme n’importe quel petit garçon de son âge, grâce à une valve cardiaque biologique“
(Chris Eckert, 9 ans, atteint d’une malformation cardiaque congénitale)
Chris est une vraie tornade: faire du vélo, grimper, sauter sur un trampoline, aller à l’entraînement de foot le mercredi et courir dans le jardin à chaque instant libre, c’est tout lui. Sans la technologie médicale, sa vie serait tout autre: le petit garçon de 9 ans est né avec une malformation cardiaque. Les voiles de la valve cardiaque entre le ventricule gauche et l’aorte étaient trop épaisses et la valve trop étroite. Un diagnostic qui mettait en jeu son pronostic vital. Tout petit, Chris a donc dû subir un élargissement par ballonnets, une procédure visant à éliminer les rétrécissements des valves cardiaques. Plus tard, il a fallu une grosse intervention. Au cours d’une opération de quatre heures à cœur ouvert, la valve malade de Chris a été remplacée par une autre de ses valves et cette dernière a elle-même été remplacée par un implant biologique.
Une intervention minime grâce à la technique par cathéter
Cependant, comme le cœur grandit avec l’enfant, mais que la nouvelle valve artificielle n’évolue pas, les patients comme Chris doivent recevoir une nouvelle valve cardiaque plus grosse tous les deux ou trois ans. Il existe aujourd’hui une alternative peu invasive aux opérations lourdes à cœur ouvert. Christ a pu en bénéficier en août 2008 (première en Suisse en mars 2007, également à l’hôpital pédiatrique de Zurich). Il s’agit de la technique par cathéter. La nouvelle valve biologique est pour ainsi dire „repliée“ sur un support (endoprothèse), introduite dans la voie veineuse par l’aine à l’aide d’un cathéter à ballonnets, puis implantée dans le cœur.
Cette fois, Chris a pu retourner à l’école au bout de seulement quatre jours. „Le médecin nous a raconté que cette intervention n’est pas encore adaptée à tous les patients. Nous sommes d’autant plus ravis que Chris ait pu en profiter et qu’il puisse aujourd’hui vivre comme n’importe quel enfant de son âge“, raconte avec enthousiasme Dominique, sa maman.
Vivre sans médicaments
Aujourd’hui, Chris se sent très bien. „Au début, nous pensions qu’il prendrait des médicaments toute sa vie. Mais il a si bien toléré l’implant que cela s’est avéré inutile. Nous avions du mal à réaliser combien il allait bien. C’est un petit garçon incroyablement actif“, ajoute sa mère, sous le charme. „Il y a neuf ans, nous ne savions pas encore que la technologie avancerait si vite et que Chris n’aurait plus à subir d’opérations à cœur ouvert dès la deuxième intervention, au moment de recevoir la deuxième valve, plus grosse. C’est un énorme soulagement. Nous avons même entendu qu’un jour seraient commercialisées des valves cardiaques évoluant avec le patient. Chris ne fera sûrement pas partie des patients qui profiteront de cette innovation. Mais c’est une bonne chose que la recherche s’y consacre intensément!“
„Je peux à nouveau faire du sport, grâce à mon stimulateur cardiaque“
(Willy Maurer, 51 ans, porteur d’un stimulateur cardiaque)
„Si je ne bouge pas régulièrement, je m’empâte. J’ai besoin de faire du sport.“ Willy Maurer est mince, nerveux, et travaille comme chef d’équipe pour une entreprise connue du secteur de l’emballage.
Il se rappelle encore ce jour il y a quatre ans. „Nous étions à Dortmund pour affaire, pour acheter une nouvelle machine. Soudain, je me suis senti mal et j’ai été pris d’étourdissements. Je suis devenu blanc comme un linge et j’ai fini par perdre connaissance. Je percevais tout ce qui se passait autour de moi mais je ne pouvais pas répondre, ni bouger.“ Ses collègues ont immédiatement réagi et l’ont conduit à l’hôpital le plus proche.
De retour à la maison au bout d’une journée
Le diagnostic et le traitement ont été vite posés: arythmie cardiaque. Willy Maurer avait besoin d’un stimulateur. „Je suis sportif et j’ai un pouls très lent au repos. Je remarquais donc facilement quand il manquait des battements. Trois, quatre jours avant l’opération, je pensais pourtant que tout était rentré dans l’ordre. Les troubles du rythme cardiaque avaient disparu du jour au lendemain. Mais au bout d’une semaine, ça recommençait. J’ai donc décidé de me faire opérer. On peut presque dire que l’opération s’est fait en ambulatoire. J’ai pu rentrer chez moi dès le lendemain.“
Willy Maurer n’a pas besoin de médicaments et son stimulateur ne se met en marche que lorsqu’il détecte une arythmie. L’implant est programmé pour s’adapter à sa nature sportive. „Le stimulateur sait que j’ai un pouls au repos bas.“
Champion du monde de montée de marches, avec un stimulateur cardiaque
Pendant son temps libre, il enfourche son vélo dès que possible. „Je fais dans les 400 à 450 km par semaine, raconte-t-il. Mais c’est d’une tout autre performance que Willy Maurer est particulièrement fier. Il détient le record du monde 2007 de montée de marches: „31 500 mètres de haut en 24 heures. Avant, j’étais déjà détenteur du record, mais j’ai été dépassé par un concurrent. Après l’implantation de mon stimulateur, je voulais absolument récupérer mon record mondial. Je voulais montrer qu’il est possible de vivre tout à fait normalement, voire d’atteindre des performances du plus haut niveau avec un stimulateur. Mes médecins m’ont toujours soutenu. Ce n’est que dans ma sphère privée que les gens me disaient au début de lever le pied. Aujourd’hui, ils ont compris que ce n’était heureusement pas nécessaire. Plus je bouge, mieux je me sens!“















